FASZINATION FAYENCE DIE SAMMLUNG DR. PETER DUCRET 17. SEPTEMBER 2026
C’était mon Ami. La première fois que nous nous étions rencontrés, c’était après la publication de mes premiers articles dans la revue l’Estampille (devenu L’Objet d’Art depuis) en 1978, concernant les Hannong. Il était venu à Strasbourg pour me rencont- rer. Nous avons passé un après-midi ensemble à parler de céramique. Par la suite, il m’a invité à Zürich pour partager un repas chez lui. Avec le recul, je me rends compte que j’étais très jeune (22 ans), lui avait presque 20 ans de plus que moi. J’avais quelques connaissances concernant les manufactures des Hannong à Strasbourg et le regard nouveau que j’y apportais l’inter- pellait. Il avait déjà une vue européenne de la production céramique du XVIIIème siècle, en particulier de petit feu. Il m’a ouvert en grand les portes de son savoir comme l’avait fait avant lui Madame Hans Haug dans les collections du musée des Arts décoratifs de Strasbourg. Chaque discussion téléphonique, chaque rencontre était un plaisir. Avec le temps, j’ai avancé dans mes connaissances concernant Lunéville en particulier. Son père ayant publié un livre sur Lenzbourg, il était avide de connaître le résultat de nos recherches. En effet, une importante production était attribuée à Lenzbourg et j’avais le toupet de la rendre à Luné- ville… Pendant plus de 40 ans, nous avons avancé en parallèle dans nos connaissances, sans retenue de partage scientifique. Nous n’étions pas toujours d’accord, mais à la rencontre suivante, nous avions de nouveaux arguments qui nous permet- taient de rapprocher - ou non - nos points de vue. Ce n’est qu’à la fin de sa vie, lorsque la cécité le gagnait, qu’il m’a demandé de ne plus venir le voir… J’ai perdu plus qu’un ami : j’ai perdu un grand frère ! À bientôt, Peter. Marie-Alice et Jacques Bastian
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