BÜCHER & AUTOGRAPHEN 25. MÄRZ 2026

4249* Sand, George, Pseudonym für Aurore Dupin, Baronin Dudevant, Schriftstellerin (1804-1876). Eigenh. Brief mit Unterschrift "G. Sand". - An Gustave Flaubert. Nohant, 4. Juni 1867. 8°. 10 S. auf 2 Doppelblättern und 1 Einzel- blatt. Ungewöhnlich ausführlicher, kontemplativer Altersbrief, der von Sands vertrauter Freundschaft mit Flaubert währen ihres letzten Lebensjahrzehnts Zeugnis ablegt. "Cher ami de mon coeur, Je pars avec mon fils et sa femme le 20 courant pour passer 15 jours à Paris [...] Sie reist in Begleitung der Töchter ihres damaligen Lebensgefährten, des Kupferstechers Alexandre Manceau, Lirra und Aurore. Flauberts Mutter in Rouen soll besucht werden. "Je suis très libre, moi. Donc ne t'inquiète pas et arrange ton été sans te préoccuper de moi. J'ai trente-six projets aussi, mais je ne m'attache à aucun, ce qui m'amuse c'est ce qui me prend [...] Je me fais un peu de remords de te prendre des jours entiers de travail, moi qui ne m'ennuie jamais de flâner, et que tu pouvais laisser des heures entières sous un arbre, ou devant deux bûches allumées, avec la certitude que j'y trouverai quelque chose d'intéressant. Je sais bien vivre hors de moi! ça n'a pas toujours été comme ça. J'ai été jeune aussi et sujette aux indignations. C'est fini! Depuis que j'ai mis le nez dans la vraie nature. J'ai trouvé là un ordre, une suite, une placidité de révolutions, qui manquent à l'homme [...] ton état de surexcitation est probablement plus vrai, ou tout au moins plus fécond et plus humain que ma tranquillité sénile [...] Im Zusammenhang mit ihrer Hinwendung zur Natur berichtet sie von einem archaischen Erlebnis: " J'ai découvert aux environs de Tamaris, dans des rochers perdus, de grandes barques bien abrités avec des femmes, des enfants, une popu- lation cotière, très restreinte [...] parlant une langue à part que les gens du pays ne comprennent pas; ne demeurant nulle part que dans ces grandes barques échouées sur le sable quand la tempête les tourmente dans leurs anses de rochers - se mariant entre eux, inoffensifs et sombres, timides ou sauvages, ne répon- dent pas quand on leur parle [...]" Sie habe sich allein unter diese Population gewagt und vergeblich versucht, Kontakt aufzuneh- men. Laut einem Küstenwächter "c'était des maures restés à la côte depuis le temps des grandes invasions de la Provence". Ihr Anderssein werde mit Misstrauen beobachtet, "mais ce sont des oiseaux de passage, et il ya des années où ils ne paraissent plus" [...] - Der Schluss: "Je t'embrasse tendrement mon grand vieux. Marche un peu je t'ensupplie [...] Embrasse ta mère. Je vous aime de tout mon coeur. - Am Kopf der ersten Seite Bleistiftvermerke, Seitenränder des Einzelblattes etwas unregelmässig und mit kleinem Einriss. - Provenienz: Europäische Privatsammlung. CHF 1 500 / 2 500 (€ 1 630 / 2 720) 4249 125

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